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lundi 11 septembre 2017

LES ARMES DE NOTRE COMBAT

interview blog 1+

Paul écrit à la fin de sa vie : « J’ai combattu le bon combat, j’ai gardé la foi. » Son combat était effectivement contre des influences dans les sphères spirituelles et ses armes étaient spirituelles (renverser hauteurs, forteresses qui s’élèvent contre la connaissance qui nous vient de Dieu et amener toute pensée à l’obéissance de Christ), mais l’enjeu du combat était la foi. Ces textes montrent, démontrent que le combat est intérieur, que l’ennemi est dans la sphère spirituelle (immatérielle) et que la cible, enjeu de ce combat, est notre foi.

Paul écrit au Romains que la foi vient de ce que l’on entend, ce que l’on entend de la parole de Dieu » (Romains 10:17). Bibliquement, la parole de Dieu n’est pas la Bible. La Bible n’est pas mentionnée comme étant la parole de Dieu, mais comme les Ecritures. La parole de Dieu est dès le commencement, elle est vivante ; Dieu a créé par elle… la parole de Dieu est l’expression de Dieu (un billet sera dédié à ce thème). La foi ne vient donc pas de ce qu’on lit de la Bible (Bible ou commentaire biblique), ni de ce qu’on entend de la Bible (lecture, prédication, enseignement) mais de ce qu’on entend de la parole de Dieu intérieurement.

Si la foi est la cible, l’objectif privilégié sera de nous empêcher d’entendre ; et si, cas échéant, nous avons entendu, l’objectif sera « d’attaquer » ce que nous avons entendu. Le juste vivra par la foi, c’est à dire par ce qu’il entendra de Dieu. Les œuvres de la foi, la marche par la foi c’est tout simplement obéir à ce qu’on a entendu, rendre concret ce qu’on a entendu. Garder la foi, c’est conserver, garder ce qu’on a entendu ; c’est surmonter ce qui vient contredire ce qu’on a entendu.

Les forteresses se construisent au fil des années ; elles peuvent être d’incrédulité, de crainte, de fausses connaissances tirées de nos expériences, de notre éducation, de nos mémoires, des faux enseignements ou de fausses déductions de certains faits. La vie est faite de circonstances qui s’enchaînent, certaines circonstances nous rendent plus sensibles, révèlent nos fragilités, « prouvent » nos a priori et participent à la construction de ces forteresses. Les hauteurs sont les manifestations de notre orgueil prétendant savoir et prenant de haut toutes nouvelles informations. Ces forteresses et ces hauteurs servent de récepteurs à des influences spirituelles extérieures qui émettent leurs suggestions pour qu’on s’y soumette. Si l’émission frappe à la porte, si elle trouve un écho intérieur qui lui ouvre (un complice de la même nature, une pensée en pleine accord), elle peut vite se transformer en pensée contraignante. La bible dit que la tentation est amorcée dans le cœur. C’est pour cette raison que Paul dit que tout homme soit déclaré menteur et Dieu déclaré vrai. Le combat de la foi est ce combat contre tout ce qui vient contredire cette information intérieure, tant nos raisonnements que ce que les sens nous témoignent. C’est pour cette raison que Paul oppose la marche par la foi à celle des sens.

Le doute est une foi vacillante ; l’incrédulité, d’un point de vue étymologique grec, est l’absence de foi. Avec le doute, la foi, telle une flamme vacillante, peut amener à s’éteindre. Certains traitent l’incrédulité en chassant l’esprit d’incrédulité ; c’est prendre le combat par le mauvais côté. Deux cas se présentent, soit il n’y a jamais eu de foi spécifique parce qu’il n’y a pas eu de parole intérieure ou de connaissance venant de Dieu et dans ce cas il faut écouter,  soit un raisonnement, une forteresse, une hauteur, s’est élevé contre cette parole de Dieu ou cette connaissance qui nous venait de Dieu et dans ce cas il faut renverser ces choses par l’arme spirituelle par excellence, qui est la repentance. Ce changement de point de vue, de mentalité, de pensée entraîne l’abandon d’un raisonnement mensonger au profit de la vérité. Connaître la vérité nous rend libres, croire des mensonges nous privent de liberté.

Paul, parlant d’une adversité récurrente, la nomme « un messager de satan », un messager de l’adversité qui délivre des messages. Ce n’est pas tant les circonstances ou les épreuves qui jouent les premiers rôles, mais le message qu’elles véhiculent. Si ce message est « amorcé » dans notre cœur, il y trouvera une écoute intérieure, il pourra « prophétiser »… Quels messages reçois-tu dans tes adversités ? messages d’abandon, d’indignité, d’accusation, de culpabilité, de mensonges sur Dieu…?

Amos 3:3 « Comment deux hommes peuvent-ils marcher ensemble s’il ne se sont pas mis d’accord ? » Quand tu es d’accord avec son message, tu fais un bout de route avec l’adversaire!
L’adversité peut nous faire manquer le but (vraie étymologie du verbe pécher). Pour ce faire trois éléments doivent s’aligner. Je vais l’écrire sous forme d’équation :

Manquer le but = Raisonnements x Circonstances x Sollicitations 

Tu ne peux pas combattre, contrôler indéfiniment les circonstances, il y en aura toujours. Tu ne peux pas combattre les sollicitations, ça serait croire qu’un jour tu auras chassé toutes les tentations et réduit à néant le tentateur. Par contre tu peux changer tes raisonnements et être étanche.
Plutôt que de vouloir manipuler l’extérieur, alignons-nous de l’intérieur !
Le combat spirituel n’est pas fondamentalement réagir à ce que « l’ennemi » fait mais agir par rapport à ce que Dieu dit. Question de regard!

Le sujet est loin d’être épuisé, à bientôt.
Stay tuned…



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